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Info-Presse

Lundi 19 juin 2006
La promotion des droits des enfants au coeur des débats
Le Patriote No. 2014 du samedi 17 juin 2006
Les enfants ivoiriens à l'instar de leurs camarades africains ont été célébrés le vendredi 16 juin 2006 par la croix rouge de Côte d'Ivoire. Cette date a été déclarée par l?Union africaine «Journée de l?enfant africain», en mémoire aux écoliers massacrés le 16 juin 1976 à Soweto (Afrique du sud) lors d'une manifestation pacifique. La commémoration de cette journée a commencé le jeudi 15 juin dernier, au groupement des Sapeurs Pompiers militaires (GSPM) d'Adjamé avec un grand défilé des enfants. Ensuite une importante déclaration a été faite par Cissé Mariam Sonia au nom des tout-petits. Elle a invité les adultes à lire la charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant. «Halte à la violence contre les enfants. Eduquer, c'est aussi écouter » à déclaré la petite Sonia. Mme Jacqueline Olmedo représentante de la croix - Rouge espagnole a loué cette initiative de ses partenaires ivoiriens. Elle a assuré Mme Monique Coulibaly, présidente de la Croix-Rouge Côte d'Ivoire de son soutien dans la lutte pour le respect des droits des enfants. Les enfants de 9 mois à 14 ans présents à la cérémonie ont été vaccinés contre la rougeole. Selon le coordonnateur national de la jeunesse en difficulté, Konaté Bakary, les droits des enfants tels que le droit à l'éducation, à la santé sont en général bafoué en terre ivoirienne. Il a annoncé des séances de sensibilisation dans plusieurs communes d'Abidjan. Le thème retenu cette année était : Droit à la protection : Halte à la violence sur les enfants».
D. Maimouna (stagiaire) 

 
Par D. Maimouna (stagiaire)
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Mardi 20 juin 2006

Notre voie N° 2415- samedi 17 juin2006             

 

La Croix-rouge de Côte d'Ivoire et le Bureau international catholique de l'enfance (BICE) ont dit “non” jeudi dernier, à la caserne des sapeurs pompiers militaire, à toutes formes de violence faite aux enfants. A la faveur de la journée de l'Enfant africain célébrée hier partout en Afrique, ces deux associations, réunies autour d'une plate-forme de protection et de promotion des droits des enfants de la commune d'Adjamé, ont organisé une cérémonie en l'honneur des enfants. Le thème de la journée de cette année est : Droit à la protection : halte à la violence sur les enfants.
Selon m. Ahidjé Désiré, coordonnateur projet droit humain à la Croix-rouge, en dehors de statistiques fiables, l'ampleur de la violence sur les enfants est réelle. “De façon traditionnelle, l'enfant africain a ses droits qui sont violés partout dans les familles, dans différents milieux. Dans les sociétés africaines, ce phénomène est très grand”, a-t-il soutenu. La violence sur les enfants se définit comme un état où la force extrême et l'agressivité sont exercées sur la personne des enfants dont la vulnérabilité naturelle requiert pourtant protection. Les violences sur les enfants se constatent au sein des familles, dans la rue, à l'école, à la police, selon la Croix-Rouge et le BICE. C'est pour cela qu'en croire M. Sidibé, chargé de communication à la Croix-rouge, l'accent est beaucoup mis sur la sensibilisation et la promotion des droits de l’enfant au sein de la population. Car un enfant violenté peut se retrouver dans la rue et, le cas échéant, en fait son nouveau domicile. La violence sur les enfants peut entraîner l'échec scolaire, le traumatisme physique et psychologique, le handicap physique.
Le gouvernement ivoirien dans son message a invité la population à protéger les enfants. La Croix-rouge et ses partenaires, quant à eux, vont poursuivre leur campagne de promotion des droits des enfants dans plusieurs contrées d'Abidjan et de la Côte d'Ivoire. La journée de l'enfant Africain a été initié pour la première fois par l’Organisation de l’unité africaine en 1991, en souvenir des enfants massacrés le 16 juin 1970 à Soweto, en Afrique du Sud.



Par Coulibaly Zié
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Mercredi 12 juillet 2006

Concert zouk  : Le Palais des congrès de l'Hôtel Ivoire a vibré au rythme de la musique zouk, samedi dernier

Le Palais des congrès de l?Hôtel Ivoire a vibré au rythme de la musique zouk, samedi dernier.  Pendant près  de trois heures, Milca, Daan Junior, Soumia, Sly, Talina, Léila Chicot et Thierry Cham ont successivement conduit le public dans une ambiance des plus folles. La prestation de l?artiste guadeloupéen Sly  a été l?une des  plus appréciées par les filles qui constituaient la grande partie du public. Un tonnerre d?applaudissements et des hurlements ont salué son entrée en scène.  Elles ont repris en ch?ur le refrain des trois chansons qu?il a interprétées. Elles étaient toutes pendues à ces lèvres. Certaines, s?étant attroupées au bas du podium, ont, avec leur téléphone portable, pris des photographies de leur star. C?était à qui réussirait à tromper la vigilance des organisateurs pour monter sur le podium. Elles voulaient le toucher, l?embrasser. Il a dû reprendre, trois fois, son titre ?? Flamme??, que le public réclamait sans cesse. Hormis Léila Chicot et Thierry Cham, les cinq autres artistes étaient à leur premier spectacle en Côte d?Ivoire. Chacun d?eux, a interprété trois titres de son répertoire. Le public n?a pas perdu une seule note du spectacle. Mêmes les plaisanteries de Joseph Anjou, l?animateur de la soirée, n?ont pas pu l?en distraire. Les thèmes  de ces  chansons étaient  l?amour, la trahison, la déception. Les paroles étaient de celles qu?on emploie   pour exprimer l?amour ou la rupture. La plupart du temps, le public ne s?est pas fait prier pour faire les ch?urs.
La première partie du concert a été assurée par des artistes Ivoiriens.
E.  Aka 

Par E.Aka
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Jeudi 13 juillet 2006

A

 

nnoncée à tambour battant depuis des semaines, la méga Zouk Party a tenu toutes ses promesses, pourrait-on dire. Le palais des congrès de l'Hôtel Ivoire qui a abrité cette soirée musicale a finalement refusé du monde. Un succès rendu possible grâce à une forte promotion mais aussi et surtout par la présence effective des artistes attendus. Notamment Thierry Cham, Daan Junior, Leïla Chicot, Slaï, Soumia, Talina et Milca. Ils ont bénéficié du soutien de certains artistes locaux dont DJ Lewis, Konty DJ, Mathey, Shanaka Yakuza et bien d'autres. Mais avant la messe du samedi, ces stars venues de la diaspora ont eu le temps d'échanger avec quelques fans au cours d'un dîner gala C tenu le vendredi de la veille. A évènement exceptionnel mesure exceptionnelle. Pour célébrer ces perles noires du zouk mondial, le bouillant animateur Claudy Siar a assuré l'animation. En provenance de sa Martinique natale, Nathalie GD alias Talina, à l'image de son album intitulé "Je suis prête", a réussi son entrée sur scène. Quant à Daan Junior, la référence haïtienne de la musique créole, il n'a fait que confirmer son talent. Porte-flambeau du Zouk royal, la Marocaine Soumia a fait vibrer le nombreux public de l'Ivoire à son rythme. Que dire alors de Thierry Cham, de Leïla Chicot, ces habitués des géants podiums ? Pour avoir eu le don de tenir la douceur dans la gorge, ils n'ont fait que rappeler beaux souvenirs aux amoureux du zouk. Ce samedi 08 au palais des congrès, la tendresse et l'amour étaient au rendez-vous. Arrivés en terre ivoirienne, le jeudi 06 dernier, certains de ces artistes sont repartis hier (dimanche). Quant aux autres, encore là, nous leur souhaitons bon séjour en Eburnie.
Dieusmonde Tadé

Par Dieusmonde Tadé
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Mercredi 2 août 2006
ALORS QUE LA CRISE PERSISTE EN COTE D’IVOIRE, LA SITUATION HUMANITAIRE SE DEGRADE POUR DE NOMBREUX CIVILS. DANS CE CONTEXTE INCERTAIN, LA CROIX-ROUGE DE COTE D’IVOIRE JOUE UN ROLE ACTIF DANS L’ENSEMBLE DU PAYS.S L’ENSEMBLE DU PAYS.
 

Depuis le déclenchement de la crise, le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire est divisée en deux zones : l’une (au sud) est aux mains des autorités gouvernementales et l’autre (au nord) est tenue par les forces de l’opposition armée. Une zone démilitarisée, dite «zone de confiance», fait office de ligne de démarcation. Les différentes médiations et les accords signés (Linas-Marcoussis en janvier 2003 et Pretoria en avril 2005) n’ont pas suffi à débloquer la situation. Pour tenter de sortir le pays de la crise, la communauté internationale, par le biais de la résolution 1633 du Conseil de sécurité de l’ONU, a prorogé le mandat du chef de l’État d’un an et a nommé un nouveau premier ministre «aux pouvoirs élargis» afin de conduire le pays à des élections présidentielles avant octobre 2006.
Face aux tensions persistantes, Croix-Rouge, Croissant-Rouge a voulu en savoir plus sur l’action et les problèmes rencontrés par la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire (CRCI). Sa présidente, Monique Coulibaly, a bien voulu répondre à nos questions.
Votre premier mandat s’est achevé en août dernier. Quel bilan dressez-vous ?
Rappelons que la guerre a débuté cinq mois après mon élection à la tête de la CRCI. Sans période d’initiation et sans avoir eu le temps de prendre possession de l’ensemble des dossiers de la «maison », nous avons été mis à l’épreuve de la dure réalité de l’humanitaire, dans un contexte de conflit armé, avec des moyens humains, matériels et financiers pas toujours adaptés. Mais nous avions pour nous la foi et la détermination de nos volontaires.
Sur le plan opérationnel, au regard du volume de l’assistance apportée aux victimes, de la diversité de nos actions sur le terrain et de notre positionnement sur l’ensemble du territoire national, nous pouvons affirmer que la CRCI est présente et active auprès des populations. D’autre part, nos capacités se sont renforcées dans tous les secteurs, si bien que notre personnel est mieux formé et que nos ressources matérielles et logistiques se sont améliorées.
Enfin, l’assemblée générale d’août 2005 vient de me renouveler sa confiance pour un second mandat à la tête de la CRCI, ce qui, à mes yeux, est le signe éloquent d’un bilan globalement positif, malgré un contexte difficile. Cependant, beaucoup reste à faire.
Quelles sont les principales difficultés rencontrées pendant cette période ?
La remise à flot de nos finances et le rétablissement de la coopération avec tous les partenaires du Mouvement et des organismes internationaux. C’est aujourd’hui chose faite. Les finances sont assainies, les rapports de vérification et d’audit le confirment. La grande lacune demeure le développement de ressources financières propres à la Société nationale, de manière à assurer, à terme, plus de 80 % de nos charges de fonctionnement. Malheureusement, l’urgence de la crise ne nous a pas permis de mieux nous concentrer sur cette priorité.
Quels sont les principaux problèmes et besoins de la population civile après plus de trois ans de crise et comment la CRCI y répond-elle ?
Les problèmes sont essentiellement l’accès aux soins de santé primaires, l’hygiène et la salubrité, le retour des populations déplacées dans leurs régions d’origine et le rétablissement de la cohésion sociale entre les communautés. Face à tous ces besoins, la CRCI développe — en collaboration avec ses partenaires — des projets visant à apporter des solutions. Les infirmeries pour populations déplacées dans la ville d’Abidjan, les cases de santé villageoises dans l’ouest du pays et les centres de dépistage volontaire du sida sont autant de structures qu’offre la CRCI à la population. Le projet d’appui socioéconomique aux communautés opposées par la guerre dans quatre communes du pays vise à favoriser la cohésion sociale en cette période de relèvement.
Depuis les événements du 19 septembre 2002, le pays est de facto coupé en deux. Toutefois, la cohésion de la CRCI subsiste. Quelles sont à votre avis les raisons de cette cohésion ?
La formation des volontaires de la Société nationale ainsi que les grandes campagnes de sensibilisation auprès de la population ont contribué au maintien de la cohésion. Il faut aussi retenir deux choses essentielles : d’abord, notre engagement à venir en aide aux victimes sans discrimination aucune. D’autre part la conversion de l’unité de pensée et d’action du Mouvement en véritable culture Croix-Rouge, dans laquelle les principes fondamentaux constituent la base de notre action.
Les volontaires de la CRCI doivent souvent passer des barrages afin de se rendre auprès des personnes à assister. Comment se déroulent ces déplacements?
Nos volontaires ne rencontrent aucune difficulté majeure. Les règles de sécurité mises en place par le CICR en cette période de crise ont toujours facilité nos mouvements de part et d’autre de la zone de confiance. La notification aux forces en présence de tous nos déplacements et de tout ce que nous transportons nous a évité beaucoup de désagréments et continue de nous préserver contre toute forme de suspicion.
Quel soutien la CRCI reçoit-elle des partenaires du Mouvement ?
Le soutien du CICR est essentiellement opérationnel, à savoir une aide liée aux besoins nés de la guerre. Il s’agit principalement d’un appui institutionnel à la Société nationale (formation, communication, équipement, renforcement dans le domaine des ressources humaines, etc.) et de l’assistance aux victimes. La Fédération a apporté un appui substantiel durant les premiers mois de la crise. Les Croix-Rouge française et néerlandaise et la Société du Croissant-Rouge iranien continuent de nous assister dans les secteurs du développement communautaire. Notre priorité, qui est aussi celle des partenaires du Mouvement, est de nous inscrire dans le vaste programme de relèvement post-crise, principalement dans les zones ex-insurgées.
Pour l’avenir, quelles sont vos attentes de la part des partenaires du Mouvement ?
Plus d’engagement et plus de soutien au niveau institutionnel. La flamme d’espoir que nous avons allumée depuis septembre 2002 ne doit pas s’éteindre.
Vous avez été élue pour un deuxième mandat. Quels sont les défi s devant vous ?
Le défi principal consiste à accroître nos ressources financières propres. Parallèlement à l’aide de nos partenaires du Mouvement, nous voulons être en mesure d’assumer pleinement les charges de fonctionnement et d’encadrement de nos branches locales, car le véritable développement d’une Société nationale se mesure à la capacité de ses branches locales. C’est pourquoi je m’attacherai à élargir l’assiette de soutien aux comités locaux. 
Propos recueillis par Carlo Piccinini
Délégué Communication du CICR en Côte d’Ivoire.
Extrait du magazine Croix-Rouge Croissant-Rouge N°01 juillet 06
 

legende des photos
Photo 1 Monique Coulibaly est présidente de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire depuis quatre ans.
©Carlo Piccinini / CICR
 
Photo 2 «Respectez l’emblème de la croix rouge !» Dessin d’un enfant des rues d’Abidjan pour un concours d’illustrations sur le droit international humanitaire en 2004.
©Croix-Rouge de Côte d’Ivoire / CICR

 

 
Par Carlo Piccinini/Délégué Communication du CICR en Côte d’Ivoire
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